dimanche 7 janvier 2007

Message à mes collègues de bureau

Cher Collègues de bureaux,

Je vous retrouve après trois semaines de congé. Soyez assurés qu'au cours des trois dernières semaines de congé, vous avez été le sujet très peu de pensés de ma part. Celles qui me viennent en têtes ont traits aux premiers sept jours pendant lesquels vous étiez toujours au travail.
Afin de faciliter notre retour, je vous prie de prendre note des directives suivantes. Vous comprenez sans aucun doute qu'une directive n'est pas une suggestion ...
Conséquemment, trêve de bavardage ...

Pour ce qui a trait aux Fêtes:
  1. Nous nous sommes déjà souhaité Joyeuses Fêtes avant les vacances, donc il est inutile de le refaire. De plus, dans mon "Joyeuses Fêtes", j'inclus la Bonne Année.
  2. Comme vous, j'aurais facilement pris une semaine supplémentaire. Et oui, ça passe vite deux semaines
  3. J'aime mes cadeaux et je n'ai pas l'intention d'en dresser un inventaire. J'apprécierais que vous fassiez de même.
  4. Oui j'ai bu, mangé et mal digéré quelques repas. C'est un peu normal pendant la saison des abus. J'ai probablement (assurément) pris quelques livres. Vous aussi et je n'en prend pas le temps de le mentionner. Dommage que ceux que vous prenez se retrouvent dans votre cul au lieu de vos seins. Le retour s'en trouverait moins pénible.
  5. Je n'ai pas besoin de connaître les activités auxquelles vous avez participés. Je m'en fous.
  6. Si vous n'êtes pas capable de travailler aujourd'hui parce que vous êtes découragés et bien, empêcher moi pas de faire ma journée de travail et foutez le camps.
  7. C'est plate un Noël vert mais c'est payant pour le chauffage.

Pour ce qui a trait à la famille.

  1. Le bébé se porte aussi bien que les cernes sous mes yeux. Moins j'en ai, mieux le bébé se porte. Plus j'en ai, moins j'ai envie de vous parler.
  2. Ma femme se porte bien.
  3. Nous avons visité les deux familles et ce fut difficile avec le bébé. Bien entendu, si vous me posez la question, je nierai parce que le détail des explications pourrait ouvrir la porte à d'autres sujets de conversations.
  4. Non, je n'ai pas encore commencé à utiliser les couches réutilisables que vous m'avez gentiment achetés. Malgré l'investissement de votre part, je me demande si c'était vraiment un cadeau ou un tour. J'ai quand même l'intention de les essayer. Pour une question d'environnement et d'économie. Conséquemment, pour le prochain bébé, je prendrais une minivan hybride.
  5. J'en veux toujours quatre. Ma blonde trois. Conséquemment, on verra après deux.

Pour ce qui a trait à la maison:

  1. Ce n'est pas encore terminé.
  2. Si vous trouvez que ça n'avance pas assez vite, votre aide est bienvenue.
  3. Oui c'est de l'ouvrage, et oui, j'ai l'intention d'en faire une autre.
  4. J'ai compris qu'un mariage, une maison, une grossesse suivi d'un bébé, accompagné d'un travail exigeant c'est trop. On s'en doutait mais on avait besoin de la confirmation.
  5. Je ne fais plus l'élevage des pigeons.

En conclusion, je vous souhaite un bon retour et vous rapelle que le carnet de commande n'est pas trop plein. Conséquemment, afin de favoriser les chances de succès, à vos postes de travail.

Et je suis très content de vous voir. S'ils vous étaient arrivés des malheurs, ça aurait eu des répercussions sur ma charge de travail et j'en ai pas envie.

Monsieur Bougon.

NB:Je pense que ça fait le tour pour les trucs qui m'énervent. Je modifierai les règles suite à ma première journée.

lundi 25 décembre 2006

Joyeux Noel!

Messieurs, chers lecteurs et lectrices, permettez moi de vous souhaiter un merveileux Noel.

Pour débuter, je ne sais pas trop ce que mon clavier peut avoir, mais je ne peux plus faire d'accent a l'exception des "é"....allez savoir pourquoi!!! Ca fait la meme chose sur Word....maudit informatique...

Bon ce mesage sera pour poursuivre les discussions déja entammées par mes tres chers amis...et que je n'ai pas pris le temps pour répondre encore...

Stéphane Dion, ca va tres bien pour moi, je vote pour!!!

Pour ce qui est de Louise, c'est toujours une innocente a mes yeux et elle n'a absolument rien a voir avec ou j'en suis maintenant...apres tout, si nous n'aurions pas été aussi idiot pour ramasser cette carte, nous aurions quitté l'armée il y a seulement 6 mois...et non pas 6 ans et demi! Nous sommes les seuls maitre de nos vie et non pas une sans cervelle. J'aurais tres bien pu décider d'aller étudier a Montréal, ou je n'aurais jamais rencontré Susie.

Ensuite, on jase plus de nous quand il se passe quelque chose sur la planete qui nous concerne, c'est tout a fait normal. On aurait moins parlé du Tsunami pendant le temps des fetes si aucun occidentaux n'aurait été présent! C'est vrai!!! et c'est tout a fait normal! Pourquoi les nouvelles de TQS de la ville de Québec parlent beaucoup plus de ce qui se passe dans la ville de Québec que les nouvelles de TQS de Montréal? Parce que c'est normal...c'est chez nous et on veut savoir se qui se passe chez nous!
Bob Gainey, je suis vraiment désolé pour sa fille et c'est normal qu'on parle de sa fille dans ce genre de situation, meme si plusieurs marins sont morts de la meme facon cette année et que tout cela est passe sous silence...mais n'oublions pas que si Bob Gainey va aux danseuses, les médias vont en parler pas mal plus que si les autres marins y sont allé aussi non? C'est ca etre une personnalité publique...la fille du malodorant Marc Bellemare y est bien passé non?

Une personne plus riche (pour revenir aux commentaires de Sébas) aura certainement une importance plus grande que la mienne aux yeaux des médias, puisque cette personne aura généralement un plus grand rayonnement sur la communauté que moi...et sera certainement plus connue que moi... et c'est bien comme ca!!! Il faut quand meme arreter de trouver des poux partout! et j'aimerais bien savoir c'est quoi la mode du Darfour ces temps-ci? Je sais bien que ca va mal la bas, mais il y a plein d'autre place ou ca va mal!

En dernier point, Martin mon tres cher ami, ce n'est pas la faute de ta blonde qui voulait un sapin naturel si ton plancher d'érable est maintenant déformé....mais a cause d'un pied a 8$! Alors au lieu de payer 100$ pour un nouveau sapin artificiel l'an prochain, un bon pied solide de 30$ devrait faire l'affaires! hehe

Sur ce, je dois quitter pour le party de ce soir!

A nouveau, je vous souhaite a tous le plus merveilleux des Noel! Je suis tres fier de pouvoir vous compter aprmis mes amis! Au plaisir de se revoir en grand nombre le 3 janvier au party de Martin si cela tiens toujours!

samedi 16 décembre 2006

Je suis en congé.

Je suis en congé pour le 23 prochains jours. Je suis allé au bureau ce samedi terminer ma liste pour ceux qui continuent pour une autre semaines.

Ces 23 jours sont bienvenues, les batteries commençaient à être faibles ...

Les vacances commencent par le traditionnel party de bureau. Il s'agit d'une table champêtre sans bar et sans piste de danse. J'ai bien hâte de voir le résultat. C'est aussi notre première soirée sans la progéniture. La maman est contente mais un peu inquiète et le papa, un peu gêné de l'admettre, assez content de passer une soirée sans bébé.

En passant, ce sont des vrais vacances. Pas de téléphone au bureau pour prendre les messages. Pas de courriel. Pas de lecture de compte-rendu. Rien. Est-ce que je vais tenir le coup?

Sur ce, bonne fin de semaine, et je profite de mon congé pour allé ... installer une porte au sous-sol.

jeudi 14 décembre 2006

De retour du Tahuantinsuyo, me voilà sous le ciel bleu!

Eh bien, ô très chers amis, camarades des temps glorieux!

Quel contentement de pouvoir vous lire sur cette géniale invention blogueuse, nous qui depuis si longtemps n'avions convoqués une scéance de l'A.B.C.! Que d'événements ont marqués nos vies, nos Quêtes respectives vers l'étoile que nous voulons le guide de nos existances. Nous nous sommes connus en uniforme; les tuniques écarlattes britanniques de Sa Majesté ont sans doute eu entre leurs plus nobles raisons d'être celle de nous avoir uni. Mais rapidement, nos casaques ont laissé place à la camaraderie, et plus vite que nous ne l'aurions cru, quatre d'entre nous pressaient le pas plus que les autres pour repasser l'arche, et laissaient derrière eux le temps des bottes étincelantes et des galons pour quelque chose d'autre.

Et maintenant, où en sommes nous? Par quoi avons-nous passés? Tant à discuter! Approchons-nous du but? Au fait, que sont-ils devenus, nous objectifs? Quels ports cherchons nous? Argent, Boisson, Cul... On était bien loin de la cible! Certains ont les trois, d'autres deux des trois, et bon, en tout cas moi pour l'instant j'en ai au moins un! ah!ah! Que de souvenirs à revoir donc, mais aussi, nous sommes encore jeunes, que de plans à mijotter! Notre conquête du monde ne fait après tout que commencer!

Nous nous trouverons tous au Québec pour les jours à venir: il nous faudrait impérativement nous réunir, il me semble, pour en discuter. Certes, nous nous sommes tous de temps à autre rencontrés sur des bases individuelles ou (semi-individuelles?) mais la dynamique de groupe! Ah! Elle devrait prévaloir chers amis!

Car ma foi, il est bien vrai que nous dérogeons quelque peu à notre constitution en réalisant une assemblée virtuelle ne demandant aucune présence physique, condition jadis impérieuse de tout congrès abécédesque. De fait, serait-il nécessaire de rappeller nos règles? Entendez moi bien, le mentionne candidement, sans plus! Mais comme nous voilà réunis, depuis si longtemps séparés, je crois qu'il serait capital de revoir nos conventions et les normes propre à notre illustre société. Je ne mentionnerai pas ici la loi fondamentale des premiers disciples, de crainte d'être poursuivit pour véhiculer des propos discriminatoires et haineux (les plus fins d'entre vous comprendrez de quoi je parles...) mais je soulève tout de même la question: l'A.B.C. 2006 est-il la seule continuation du premier regroupement? Chérissant les mêmes objectifs et la même constitution? Et surtout, ouvert aux seuls membres des premiers jours? Ou fait on revivre un mouvement toujours dynamique, vivant et changeant?

Bah! Voilà bien des interrogations pour mon message d'ouverture. Je soulève le débat en tâtant le terrain, mais après tout, le plus important, et j'en remercie pour cela mon confrère Sébastien, c'est que nous soyons tous simultanément en contact nouveau.

Sur ce, mes salutations chers amis. Un plaisir de vous retrouver à nouveau. Je m'engage à remplir de mon mieux mon devoir de membre, considérant l'honneur qu'il m'incombe d'appartenir à l'A.B.C.

Vive nous!

Alex

Maudit sapin

En ces temps joyeux et festifs, le québécois moyen continue son sport national en tergiversant de tout et de rien dans un seul et même dessein: soit celui de ne prendre aucune décision qui pourrait s'avérer contraire à l'opinion de ceux qui l'entoure.

Un débat, si on peut le nommer ainsi, porte sur le type de sapin de Noël à adopter. Ce fameux sapin, sera-t-il naturel ou synthétique? Les deux ont leurs avantages et désavantages.
Pour le sapin naturel, voici un désavantage dont personne ne parle.

Les sapins naturels avaient des racines. Elles devront être remplacées par un pied.
Les pieds d'arbre varient de 8$ à 60$. Étant économe de nature, j'ai opté pour celui à 8$.
Même mort, les sapins ont besoin d'eau. Ils requièrent de l'entretien.
Les pieds à 8$ sont de mauvaises qualité. Votre sapin tient pas un poil de .... sapin.
Quand le poil lâche prise en pleine nuit, votre sapin tombe en pleine nuit.
L'eau du pied bon marché se retrouve sur votre plancher d'érable.
Votre plancher d'érable absorbe l'eau. Les joints enflent.
Votre colère monte. Vous vous promettez de brûler ce putain de sapin une fois les Fêtes.¸
Vous regardez votre plancher et vous demandez si vous pourrez tenir jusque là.

C'est décidé, pour le boxing day, j'achète un sapin synthétique. Ma blonde veut pas.

Maudit sapin, maudit plancher. La prochaine maison sera en béton ...

mardi 12 décembre 2006

Merci Louise !


Ne craignez pas chers amis, le sujet de ce message ne sera pas (trop) acerbe ni méchant (un peu).


Confortablement assis à la maison hier soir, l'idée de ce message m'est venu. J'étais assis dans une maison que j'ai construite de mes mains. Bien que ce ne soit pas complètement terminé, je suis assez fier du travail réalisé par Laura et moi. On parle d'un projet qui a débuté il y a plus d'un an et dans lequel une majorité de fin de semaine, de soirs et de vacances sont passées. Le résultat est somme toute assez réussi. J'étais accompagné de ma magnifique femme, Laura, qui malgré le fait qu'elle ait donné naissance à notre petite fille il y a à peine six semaines, se porte bien, tant moralement que physiquement. Et bien évidemment, de notre petite Eva, née le 31 octobre dernier. Elle devient de plus en plus éveillée, nous lance de ces regards, parfois de feu parfois de simple adoration. Laura et Eva m'apporte un quiétude que peu de choses réussissent à égaler. Remarquez qu'à deux heures du matin, quiétude n'est certes pas le mot juste mais quand même ...


Il y dix ans déjà, nous commencions les démarches pour se joindre aux Forces. Bien que j'étais cadet, je n'avais même pas idée de l'existence d'un collège militaire au Canada. Une amie à moi, pour laquelle j'avais beaucoup d'affection me propose de porter ma candidature. N'ayant rien ;a perdre et surtout, aucune idée de ce que je veux faire dans la vie, ça me semble un bon choix. Mal m'en pris si j'avais voulu me retrouver sur un chantier de construction.

De fil en aiguille, je me suis retrouvé au "BOTC" . Les années de collège, vous les connaissez assez bien.


Mais rappelons l'automne 1999. Pour chacune des lignes qui suivent, si l'événement ne se produit pas, ce message n'existerait pas.


Un anglais, dont je ne connais le nom perd sa carte Visa.
Deux heures du matin, c'est le temps d'allé au McDo.
Un coin de rue plus loin, un franco aperçoit un petit bout de plastique, c'est la carte de l'anglo.
Le lendemain matin, idée géniale, on dépense sans compter. C'est l'anglais qui paye (ou son père).
Le soir, on fête et on se s'ouvre la trappe. On se trouve ben cool. On est pas trop inquiet, on est entre amis.
Mais il n'y avait pas aussi que des amis autour de cette table, il y avait aussi des militaires.
Sept mois plus tard, c'est la fin. De futurs officiers de la reine, on se retrouve balayeur.
Il y a une fille. En fait trois filles mais c'est Laura la plus belle.
Il y avait aussi un copain, mais lui, n'a pas de motos et puis, c'est pas un anglais qui va m'arrêter.
Il y a des moments difficiles. Quelques années de vaches maigres.
Puis la découverte des chantiers. Puis les responsabilités.
Fiançailles, mariage, maison et puis bébé s'en suivent.


Je suis heureux maintenant. Un peu fatigué, mais assez content. Cette même personne qui a fait en sorte qu'on se connaisse aujourd'hui mes amis, celle qui m'a proposé le collège, c'est aussi elle qui, probablement sans le savoir ou le vouloir vraiment, a initié notre sortie. Sans elle, je vous connais pas, je n'ai pas de femme ni enfant.


A moins d'être bien ingrat, je ne peux que lui dire merci et bonne vie. Je ne changerais pas la mienne pour rien au monde. Transmettez lui mes remerciements, et un peu d'excuse.

lundi 11 décembre 2006

Quelle importance a votre existence...?


...aux yeux des médias, si vous n'êtes pas célèbre ou bien le fils ou la fille d'un personnage très connu, probablement pas grand chose!

Dans le dernier message de Martin, un passage a particulièrement capté mon attention. Si vous avez lu mon commentaire vous savez certainement que je parle du segment en rapport avec la fille de Bob Gainey. Cela m'a porté à réfléchir à l'importance qu'on accorde à l'existence d'une personne.

J'ai ainsi rapidement fait le lien entre "importance" et "richesse". Une personne connue (donc fortunée) est apparemment, du moins d'après ce que nous démontrent nos journalistes québécois, plus importante que le citoyen moyen. D'ailleurs n'est ce pas là un réel problème. La vérité ne réside pas dans ce que les journalistes nous font voir!! Mais je m'écarte un peu...

L'importance qu'on accorde à l'existence de quelqu'un reviens donc à l'importance que l'on accorde à sa richesse ou à ce qu'il nous apporte. C'est comme ça ici au Québec dans les médias, mais c'est ainsi que le monde entier fonctionne. Même les organisations qui se vouent à la défense des droits de l'homme. Même l'O.N.U. agit ainsi. Comme le disait le général à la retraite Roméo Dallaire lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle, le "noir africain" est devenu la dernière des priorités. Il faisait alors référence aux événements du Rwanda et plus récemment du Darfour.

Sur le site www.monde-diplomatique.fr, j'ai lu un passage sur le tsunami qui encore une fois m'a fait prendre conscience de ce fait. "La présence d’Occidentaux et le nombre élevé de victimes parmi eux ont contribué au retentissement planétaire de la catastrophe, survenue, par effroyable contraste, en pleine période des fêtes de fin d’année. Cela a également entraîné une couverture médiatique de dimension exceptionnelle, que la tragédie n’aurait certainement pas suscitée – et c’est regrettable - si elle avait été circonscrite à sa seule dimension asiatique." Incroyable mais vrai! Et encore la, pendant que toute l'aide internationale se tournait vers l'Asie (partenaire économique majeur sur le plan international), personne ne s'occupait des centaines de milliers de personnes violées, torturées ou assassinées au Darfour!


Nous en sommes donc rendus là...